| FCM : |
Parlez-nous de votre projet de réhabilitation d’un site contaminé. Le terrain appartenait-il à votre municipalité ou au secteur privé? À qui revenait la décision? |
| D. Finbow : |
Le terrain appartenait au secteur privé et on y trouvait une station-service. La Ville a acheté le terrain pour faciliter le nouveau projet d’hôtel de ville. Avant de l’acheter, nous avons procédé à un examen environnemental et relevé une certaine contamination, mais d’une ampleur moins élevée que celle relevée lors de la démolition de l’ancienne station-service lorsque les réservoirs de stockage souterrains ont été enlevés. Le conseil municipal a décidé d’aller de l’avant avec le projet malgré l’ampleur de la contamination du sol. |
| FCM : |
Comment avez-vous remis le site en état?
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| D. Finbow : |
Nous avons enlevé le sol contaminé et nous avons procédé à sa biorestauration sur le site municipal de gestion des déchets solides. |
| FCM : |
Quels sont les aspects novateurs qui ont permis à votre projet de se démarquer? |
| D. Finbow : |
Les aspects les plus novateurs de notre projet ont été notre vaste consultation du public (avec notamment des séances de visualisation, une charrette de conception et un vote électronique sur les concepts élaborés) et les principes de développement durable que nous avons adoptés pour réaménager le site contaminé et y construire un centre municipal écoénergétique ayant obtenu la certification Or de LEED®. Il s’agit pour nous d’une toute nouvelle façon de concevoir l’urbanisme. |
| FCM : |
Combien de temps s’est-il écoulé entre le début du projet et la phase d’aménagement proprement dite? |
| D. Finbow : |
Environ quatre ans.
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| FCM : |
Qu’est-ce que votre municipalité avait à gagner en prenant des mesures concernant ce site? |
| D. Finbow : |
Avec ce projet, nous voulions faire preuve de leadership en matière de développement durable et donner le ton au type d’aménagement que nous envisagions pour notre collectivité. Nous avons pu revitaliser un site désigné de la zone d’amélioration commerciale Thornbury du centre-ville, offrir des services municipaux accessibles aux résidents et éviter l’aménagement d’espaces naturels.
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| FCM : |
Avez-vous mis en place des mesures incitatives, des subventions ou des programmes pour encourager le réaménagement de sites contaminés sur votre territoire? |
| D. Finbow : |
La Ville parachève actuellement son plan d’améliorations communautaires, son PAC. Une fois le PAC approuvé par le conseil, ce dernier disposera des outils pour envisager des droits d’aménagement ou des allégements fiscaux ou les deux pour les projets de revitalisation et ceux concernant des sites contaminés.
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| FCM : |
On dit souvent qu’une approche d’équipe est requise pour réaménager un site contaminé. Selon vous, quels sont les principaux intervenants qui doivent être mis à contribution? |
| D. Finbow : |
Oui, le succès du projet reposait sur une approche d’équipe. Notre petite collectivité devait évaluer les besoins de chacun et adopter une approche intégrée pour obtenir la participation de tous… des résidents, des citoyens et des intervenants privés, ainsi que de dirigeants municipaux qui seront à la hauteur des défis. |
| FCM : |
Quel rôle, le cas échéant, votre équipe de développement économique a-t-elle joué dans l’avancement du projet? |
| D. Finbow : |
Les avantages économiques du réaménagement de ce terrain ont été un facteur clé pris en compte par la Ville, ainsi que la possibilité que ce projet encourage d’autres projets de réaménagement au centre-ville.
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| FCM : |
Des problèmes de responsabilité au manque de financement en passant par la gestion du risque, les sites contaminés présentent des problèmes d’aménagement qui n’existent pratiquement pas dans le cas d’aménagement d’espaces verts. Comment votre municipalité et le promoteur ont-ils fait pour voir plus loin que ces obstacles et distinguer la lumière au bout du tunnel? |
| D. Finbow : |
La Ville a reconnu rapidement que le site ne serait pas réaménagé à moins que nous n’en assumions la responsabilité. Le projet était conforme aux objectifs de notre plan de développement durable en cours d’élaboration, The Blue Mountains Sustainable Path, et il nous a permis de démontrer notre engagement à devenir de bons intendants du sol et des terrains dont nous sommes responsables, à être des chefs de file dans tout ce que nous faisons et à appuyer autant que possible les possibilités de développement économique.
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| FCM : |
Des partenariats ou des structures de financement ont-elles rendu ce projet possible? Le cas échéant, pouvez-vous expliquer? |
| D. Finbow : |
Oui, ce projet a obtenu un financement fédéral et provincial sous forme de subvention du Fonds de stimulation de l’infrastructure, et un prêt et une subvention du Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités. |
| FCM : |
Quelles leçons avez-vous tirées du réaménagement du site? Comment ces leçons ont-elles influencé d’autres activités offertes dans votre collectivité? |
| D. Finbow : |
La leçon la plus importante que nous ayons tirée, c’est qu’il faut mobiliser la collectivité rapidement et souvent. Obtenir le soutien des citoyens au projet, prendre connaissance de leurs idées et de leur vision et les tenir informés : toutes ces mesures ont été cruciales dans la réussite du projet. Nous appliquons ce que nous avons appris à tous nos efforts de communication.
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| FCM : |
Qu’est-ce qui vous motive à travailler à cette initiative difficile mais gratifiante?
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| D. Finbow : |
Faire la bonne chose, tirer des enseignements du processus et être fier des résultats qu’on peut obtenir!
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| FCM : |
Que peuvent faire les maires et les conseillers pour appuyer le réaménagement de sites contaminés dans leur collectivité?
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| D. Finbow : |
Défendre la cause, chercher à établir des partenariats et adopter les outils qui sont à la disposition des municipalités, comme les membres de la collectivité eux-mêmes, les subventions, les prêts à faible taux d’intérêt et, le cas échéant, les plans d’améliorations de la collectivité. Accepter qu’il y aura de toute façon des divergences d’opinions au sein de la collectivité, en particulier si les membres ne sont pas informés, mis à contribution ou mobilisés. S’assurer que toutes les personnes engagées délivrent le même message clair et concis sur les avantages qu’aura le projet pour la collectivité à tous les niveaux. |